| Calage de l’avance à l’allumage (dynamique et statique) |
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Page 1 sur 2 La théorie : Dans un moteur pour un fonctionnement optimal, le mélange Air+Essence doit exploser lorsque le piston est au PMH (Point Mort Haut), afin de lui transmettre le plus possible de puissance pendant sa descente vers le PMB (Point Mort Bas).
Or, le mélange Air+Essence a une vitesse d'inflammation relativement fixe, entre 20 et 35 mètres/seconde. C'est à dire que l'explosion n'est pas instantanée (vitesse de propagation du front de la flamme). Si on déclenchait l'étincelle au PMH, du fait de la vitesse de propagation du front de flamme, le piston commencerait à recevoir la poussée de l'explosion trop tard (alors que le piston est déjà en train de descendre vers le PMB). La puissance de l'explosion serait donc beaucoup moins efficace et le moteur aurait moins de couple (et sur une R4 autant essayer de pas perdre le peu de couple que l'on a sous le pied). C'est pourquoi l'étincelle doit être déclenchée un peu avant que le piston soit au PMH, c'est ce qu'on appelle l'avance à l'allumage. Le mélange air+essence s'enflamme donc un peu avant le PMH et le début de l'explosion en elle-même à lieu au PMH. Cette avance est généralement donnée en degré puisqu'il s'agit d'un repère sur le volant moteur. A noter qu'il existe des automatismes mécaniques sur l'allumeur pour modifier l'avance en fonction de la charge et de la vitesse du moteur : - l'avance à dépression : son rôle est d'influer sur la position de la platine portant le rupteur (vis platinées), afin de modifier l'avance en fonction de la charge du moteur. - l'avance centrifuge : quand la vitesse de rotation du moteur augmente, des masselottes s'écartent et décalent l'arbre porte-cames en avant de l'arbre de commande augmentant ainsi l'avance. Chaque modèle d'allumeur dispose de courbes de modifications d'avance spécifique. Pour plus de détail sur le fonctionnement d'un allumeur, rendez vous sur l'article traitant de la maintenance de l'allumeur. Attention, si l'on donne trop d'avance à l'allumage, l'explosion commencera avant le PMH et la fin de la remontée du piston sera freinée par l'explosion. En plus de perdre énormément de puissance, ce phénomène abime prématurément le moteur, c'est le cliquetis ? Il vaut mieux ne pas avoir assez d'avance que d'en avoir trop. Repère de calage sur un volant moteur de 4L :
Le calage de l'avance initial est déterminé par les courbes d'avances, le numéro de ces courbes est gravée sur le corps de l'allumeur (1er numéro => avance centrifuge et 2nd numéro => avance à dépression) :
Le calage avec une lampe stroboscopique : Principe : Un capteur de la lampe est branché sur le fil de bougie du cylindre n°1, lorsque de l'électricité passe dans ce fil (c'est à dire au moment de l'étincelle au niveau de la bougie et donc au début de l'explosion du mélange air+essence), la lampe le détecte par magnétisme et émet un éclair très bref. Cet éclair permet par effet stroboscope de vérifier le vis-à-vis de 2 repères (un sur le volant moteur qui tourne et l'autre sur la cloche d'embrayage fixe). Réalisation du calage : Attention : vérifier l'état et l'écartement de rupteur (aussi appelés vis platinées) avant de faire la calage. En fonction de la lampe, 2 possibilités : - La lampe strobo est à déphasage : pas de souci, il suffit de régler la lampe de manière à ce qu'elle décale son éclair du nombre de degrés voulus suivant les préconisations de réglage du moteur (voir plus haut), le repère du PMH restera donc le repère de calage. - La lampe strobo n'est pas à déphasage, c'est plus compliqué il faudra réaliser soit même un repère de calage sur le volant moteur (voir plus haut).
Resserrer la fixation de l'allumeur, puis revérifier à nouveau le calage avec la lampe. Si le réglage est correct, rebracher la durite d'avance à dépression. Le calage de l'avance à l'allumage sans lampe stroboscopique (calage dit "statique") est décrit dans la page suivante. |









